Est-il bien vrai qu’un médecin voit en tout être humain un « patient » ? Qu’un astronome a la tête dans les étoiles ? Si oui, à quoi pensent les géographes ? Obsédés par ce qui fait l’espace ? Jusqu’à s’amuser du pittoresque des noms de lieux, du cocasse des situations, des trouvailles géolittéraires de Jacques Drillon… Petite promenade de santé pour un hiver joyeux.
« C’est Marie-Jeanne qui nous appelle »

Les Bretons rappelés à l’ordre pendant les couvre-feux. Ici, Paimpol. © http://tetedelart.canalblog.com/
En Bretagne, les cloches sonnaient jadis le couvre-feu : « c’est Marie-Jeanne qui nous appelle », regrettaient les Brestois devant quitter leur bistrot. Aujourd’hui, assimilées au temps d’une Église qui peine à mobiliser ses ouailles, elles sont choyées ou détestées. Depuis fin janvier, le patrimoine campanaire est protégé par une loi. La contestation est impossible.
Puces et vaccins géopolitiques
On était habitués aux bombes, au pétrole et aux PNB dans l’étude des rapports de force entre les nations. Aujourd’hui, dans le grand moulinet de la géopolitique, s’introduisent deux intrus : les puces et les vaccins. Big Pharma bataillait depuis des années, certes, mais la bataille d’aujourd’hui est perdue pour l’Europe et la France.
Quand les femmes découvraient le monde
Les explorateurs du monde ont rarement été des exploratrices. Et le récit de voyage a longtemps été le fait d’aventuriers, de chercheurs, d’amateurs de pittoresque. Comment les femmes ont-elles décrit leur propre expérience du monde ? Un point de vue d’histoire et de géographie culturelles d’une Europe qui brouille à partir du 19e siècle les hiérarchies et les frontières.
Nos imaginaires échouent sur le climat
Pour Amitav Ghosh, il nous manque un imaginaire qui réfute nos récits et nos mythes modernes. La littérature doit s’émanciper de cette Nature immuable qui fait figure de décor. Et nous devons réécrire l’histoire de la modernité, des États-nations dont la structure impériale explique la débauche énergétique à l’origine du réchauffement climatique.
Les campagnes, décors pour citadins?

© Tania Pougin
Le Covid-19 est-il en train de remodeler la géographie de l’habitat ? Avec le confinement et l’encouragement au télétravail, vivre en ville perd de sa superbe. Déjà avant l’épidémie, près de 57% des urbains exprimaient le désir de quitter la ville[1]. Mais cette tendance a des conséquences sur les zones rurales et contribue à y exercer une pression sur l’immobilier. Va-t-on dès lors assister à une gentrification[2] des campagnes ?
Le Far-West est à vendre (‘First Cow’, Kelly Reichardt)
Dans son septième long métrage, First Cow, la réalisatrice Kelly Reichardt revisite le western loin de Hollywood. Dans les territoires tout juste apprivoisés de l’Oregon, elle déterre sous la beauté sauvage des paysages les racines du capitalisme et raconte la marchandisation du monde.
Wax, un tissu sans frontières
Entre ses origines anglo-hollandaises, son appropriation par de nombreux pays d’Afrique subsaharienne et les investissements actuels des industriels chinois, le wax, dit « tissu africain » raconte la mondialisation, l’impérialisme, mais aussi les liens complexes entre consommation et identité.
Michelin et son guide rouge à contre-courant?
Comment parler du guide Michelin lorsque les restaurants sont fermés ? Est-ce une provocation maladroite de publier un Guide alors que des milliers d’établissements sont en train de faire faillite et que le secteur vit la pire crise de son histoire ?
La démocratie alimentaire: une urgence
La faillite du système alimentaire mondial (900 millions d’êtres humains en situation de famine et deux milliards trop nourris, souffrant de surpoids et diabète) est-elle liée à l’internationalisation de l’alimentation ? Santé publique, dérives agricoles et environnement : c’est le grand désordre alimentaire. Et si la solution était la démocratie alimentaire ? Lire la suite