
Toits d’immeubles peints en blanc par des bénévoles dans le cadre de l’initiative NYC CoolRoofs, Le Bronx, New York (États-Unis).
Peu « sexy » pour l’opinion publique, le secteur du bâtiment est discret dans le discours écologique mais il est pourtant, avec ses matériaux, ses chantiers et toutes les passoires thermiques qu’il a laissées en héritage, responsable du quart des émissions de gaz à effet de serre. En face, l’aviation ne représente qu’une paille avec 2%.
Dans son dernier ouvrage, Pour en finir avec les grandes villes (Le Passager clandestin), Guillaume Faburel s’en prend aux métropoles. Entre catastrophe écologique et confiscation de la politique, le géographe revient avec nous sur les principaux reproches qu’il adresse aux grandes villes et les solutions qui, d’après lui, s’imposent.
Bientôt l’anniversaire du confinement. Une pluie de livres arrive sur les étals des librairies désormais « essentielles ». Celui de Simon, superbe album d’aquarelles et de collages, donne à relire cette sidérante période comme une ode au temps, au monde, à la vie.
Journaliste devenu romancier et décédé en 2018 à 88 ans, Tom Wolfe avait le chic pour décrire la diversité sociale et territoriale des États-Unis. Un travail aux frontières de la géographie et de la sociologie, indispensable pour comprendre ce qui est encore la première puissance mondiale.
Est-il bien vrai qu’un médecin voit en tout être humain un « patient » ? Qu’un astronome a la tête dans les étoiles ? Si oui, à quoi pensent les géographes ? Obsédés par ce qui fait l’espace ? Jusqu’à s’amuser du pittoresque des noms de lieux, du cocasse des situations, des trouvailles géolittéraires de Jacques Drillon… Petite promenade de santé pour un hiver joyeux.
Les explorateurs du monde ont rarement été des exploratrices. Et le récit de voyage a longtemps été le fait d’aventuriers, de chercheurs, d’amateurs de pittoresque. Comment les femmes ont-elles décrit leur propre expérience du monde ? Un point de vue d’histoire et de géographie culturelles d’une Europe qui brouille à partir du 19e siècle les hiérarchies et les frontières.
Pour Amitav Ghosh, il nous manque un imaginaire qui réfute nos récits et nos mythes modernes. La littérature doit s’émanciper de cette Nature immuable qui fait figure de décor. Et nous devons réécrire l’histoire de la modernité, des États-nations dont la structure impériale explique la débauche énergétique à l’origine du réchauffement climatique.
Entre ses origines anglo-hollandaises, son appropriation par de nombreux pays d’Afrique subsaharienne et les investissements actuels des industriels chinois, le wax, dit « tissu africain » raconte la mondialisation, l’impérialisme, mais aussi les liens complexes entre consommation et identité.
Les lycéens, le nez dans le guidon de Parcoursup, se demandent s’il faut passer par une prépa. Pendant que d’anciens étudiants d’écoles dévoilent les turpitudes de la vie dans ces écoles et que se pose la question d’une responsabilité du modèle enseigné dans les crises actuelles.