
Les Bretons rappelés à l’ordre pendant les couvre-feux. Ici, Paimpol. © http://tetedelart.canalblog.com/
En Bretagne, les cloches sonnaient jadis le couvre-feu : « c’est Marie-Jeanne qui nous appelle », regrettaient les Brestois devant quitter leur bistrot. Aujourd’hui, assimilées au temps d’une Église qui peine à mobiliser ses ouailles, elles sont choyées ou détestées. Depuis fin janvier, le patrimoine campanaire est protégé par une loi. La contestation est impossible.

Comment parler du guide Michelin lorsque les restaurants sont fermés ? Est-ce une provocation maladroite de publier un Guide alors que des milliers d’établissements sont en train de faire faillite et que le secteur vit la pire crise de son histoire ?
Après les GAFA, voici les BASTA, l’acronyme de Bigard, Avril, Savéol, Tereos et Agrial, le club des cinq plus gros profiteurs de la Pac. Alors que les paysans, les maraîchers et arbos diversifiés sont les oubliés d’une politique qui devrait faire vivre les territoires.
Le musée d’Orsay affiche une exposition invisible pour cause de Covid, « Les origines du monde. L’invention de la nature au XIXe siècle ». Comment la crise actuelle déroge au temps cyclique et nous plonge dans le temps de la nature ? Si nous sommes entrés dans l’anthropocène, comment transposer les leçons de la géologie à la biologie ? Et penser un cataclysme lent ?
L’aménagement urbain est un outil privilégié de mise à distance des plus pauvres. De manière explicite ou plus sournoise, l’architecture urbaine regorge d’imagination pour tenir les indésirables à l’écart. Petit panorama de ce qui se fait de mieux/pire en la matière.
Confinée comme beaucoup d’autres villes dans le monde, Bethléem en Palestine vit entre une histoire grandiose – encore que très sujette à caution historique – et une misère qui s’accroît. Au centre des fêtes chrétiennes de Noël, elle voit les archéologues douter de la réalité d’un événement pourtant à l’origine d’une fête de Noël fixée au IVe siècle au solstice d’hiver.