
Vilipendés et incompris des politiques, les universités, les laboratoires et leurs 265 écoles doctorales, 82 prix Nobel et 12 médailles Fields méritent mieux que les étiquettes qu’on leur colle depuis l’espace public.
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Vilipendés et incompris des politiques, les universités, les laboratoires et leurs 265 écoles doctorales, 82 prix Nobel et 12 médailles Fields méritent mieux que les étiquettes qu’on leur colle depuis l’espace public.
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On approche du moment où l’éthologie cognitive permettra de connaître le langage des animaux. Il faut attendre un Champollion par espèce. En attendant, suivons les singes voleurs de Bali et autres aventuriers chez les animaux qui pourraient, un jour, nous conduire à abandonner le modèle industriel de production de viande.
Dans les rites calendaires croisant la fête du calendrier lunaire qu’est Pâques avec celle du printemps, les sociétés de l’hémisphère nord vivent actuellement la renaissance des plantes. Celle des arbres à fleurs qui précèdent les foliations reste un point d’orgue. Une fascination qui a une géographie. Explications pour le magnolia qui embellit le monde en cette saison. (Gilles Fumey)
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Les aliments se classent de plus en plus en termes binaires, les bons étant forcément bio, les autres appelés à montrer leur vraie composition. Ainsi est-on parvenu en quelques décennies à être les procureurs d’une nourriture industrielle qui prend sa racine dans la crise climatique actuelle.


Distanciel, visioconférences, télétravail, tracing, 5G : des concepts qui, depuis un an, ont pris une place considérable dans notre quotidien. Ils traduisent une emprise croissante du numérique sur nos existences. Mais dans les débats, de grands absents demeurent : les travailleurs derrière l’industrie du numérique. Deux ouvrages récents jettent un peu de lumière sur le sujet. (Renaud Duterme)

Toits d’immeubles peints en blanc par des bénévoles dans le cadre de l’initiative NYC CoolRoofs, Le Bronx, New York (États-Unis).
Peu « sexy » pour l’opinion publique, le secteur du bâtiment est discret dans le discours écologique mais il est pourtant, avec ses matériaux, ses chantiers et toutes les passoires thermiques qu’il a laissées en héritage, responsable du quart des émissions de gaz à effet de serre. En face, l’aviation ne représente qu’une paille avec 2%.
Dans son dernier ouvrage, Pour en finir avec les grandes villes (Le Passager clandestin), Guillaume Faburel s’en prend aux métropoles. Entre catastrophe écologique et confiscation de la politique, le géographe revient avec nous sur les principaux reproches qu’il adresse aux grandes villes et les solutions qui, d’après lui, s’imposent.
Bientôt l’anniversaire du confinement. Une pluie de livres arrive sur les étals des librairies désormais « essentielles ». Celui de Simon, superbe album d’aquarelles et de collages, donne à relire cette sidérante période comme une ode au temps, au monde, à la vie.

L’excellente revue Monde commun enquête sur nos environnements toxiques. Avec un regard d’anthropologues engagés et citoyens qui écoutent le monde et explorent de nouveaux modes de dialogue, d’écriture et d’interprétation. Ni militante, ni experte, l’anthropologie publique naît dans la société et y revient. Pour le plus grand bonheur des géographes.
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Journaliste devenu romancier et décédé en 2018 à 88 ans, Tom Wolfe avait le chic pour décrire la diversité sociale et territoriale des États-Unis. Un travail aux frontières de la géographie et de la sociologie, indispensable pour comprendre ce qui est encore la première puissance mondiale.