Par son énergie, sa capacité à retourner tout ce qui bouge autour de lui, Louis de Funès hante la France d’aujourd’hui. Le voici dans les lieux où il gronde comme un orage dans la campagne. À l’occasion d’une rétrospective à la Cinémathèque (qui réouvre) et d’un collector époustouflant comme sa légende.
Archives pour la catégorie Films
Penser le monde d’après grâce aux zombies
La pandémie de Covid-19 n’a-t-elle pas des airs de déjà-vu? Notre imaginaire collectif n’est-il pas habitué, à travers le cinéma postapocalyptique, au confinement et à la peur de l’autre, qui pourraient bientôt devenir notre quotidien? Il se peut que les films de zombies, à travers leurs thèmes récurrents de l’enfermement, de l’angoisse de la contamination et de la défiance généralisée aient déjà presque tout dit de la crise que nous traversons. Et donnent des clés pour penser cette période et, si possible, agir. (Manouk Borzakian)
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Les Gilets jaunes, fabrique de lieux
Alors que les Gilets jaunes, après plus d’un an, refusent de disparaître, un livre et un film rendent compte de la vie sur deux ronds-points. Des approches au plus près qui montrent combien ce mouvement relève avant tout d’une réappropriation des lieux. (Manouk Borzakian) Lire la suite
Invictus, l’antiracisme soft du cow-boy Eastwood
Près de 25 ans après la victoire de l’Afrique du Sud postapartheid à la Coupe du monde de rugby, les anciens vainqueurs tombent comme des mouches, de crise cardiaque en maladie neurodégénérative. De quoi faire ressurgir les doutes sur le triomphe des Springboks. Revoir Invictus, dans lequel Clint Eastwood célèbre l’intelligence politique de Mandela à travers la success story de l’équipe nationale de rugby, nourrit des interrogations d’un autre ordre. Derrière l’antiracisme – sans doute sincère – du film se dissimule une vision éthérée de la politique et des rapports de domination entre «races». Lire la suite
Au cinéma avec Mark Fisher (2/2)

Voir ou revoir Heat, Le Parrain ou Les Fils de l’homme pour comprendre les métamorphoses de l’Occident depuis les années 1970? C’est ce que propose Mark Fisher dans Le Réalisme capitaliste (Capitalist Realism). Dans la lignée des analyses de Fredric Jameson, cet essai publié en 2009 – et traduit en 2018 – passe en revue les traits culturels du capitalisme tardif, c’est-à-dire de la logique politico-économique qui s’est progressivement imposée au monde depuis les années 1980. Entre deux citations de Deleuze ou Slavoj Žižek, le cinéma nord-américain sert de guide pour démêler les logiques des sociétés post-chute du Mur. (2e partie) (Manouk Borzakian)
Lire la suiteLéopard d’or pour « Vitalina Varela », de Pedro Costa (Locarno 2019)

À Locarno, les écrans, cette année, aiment le noir. Pas seulement pour la remarquable rétrospective Black Light, mais aussi le brillant clair-obscur de Vitalina Varela de Pedro Costa qui vient de recevoir le Pardo d’oro sur la Piazza Grande. Pour un film qui peut nourrir les études de géographie post-coloniale. (Gilles Fumey)
Lire la suiteLa bistrotière du désert (Locarno 2019)
Pour son deuxième long métrage, Hassen Farhani a posé sa caméra dans un café perdu en plein Sahara. Dans 143 rue du désert, il filme le quotidien de la tenancière Malika et, à travers les discussions entre clients et l’évolution du paysage alentour, prend le pouls de la société algérienne. (Manouk Borzakian) Lire la suite
«La fin du monde» pour résister à la modernité (Locarno 2019)

Lisbonne est à la mode. Mais qui sait que Reboleira est un bidonville à deux pas du centre touristique ? Vit là une jeunesse désœuvrée avec Basil Da Cunha, réalisateur suisse, qui en a fait sa résidence. «Un des derniers maquis où l’on peut vivre autrement» dit-il. (Gilles Fumey)
Lire la suiteÀ l’abri du monde (Locarno 2019)

Près de Genève, un centre ornithologique recueille et soigne des oiseaux. Maya Kosa et Sergio Da Costa ont filmé le quotidien de ce lieu protégé du monde. Entre fiction et documentaire, L’Île aux oiseaux offre une variation délicate sur les thèmes de l’hospitalité et de l’aide aux plus fragiles. (Manouk Borzakian)
Lire la suite«Bergmál», le film qui cherche la bonne lumière (Locarno 2019)

À Locarno, où le climat est devenu tropical humide, l’Islandais Rúnar Rúnarsson présente en compétition un film d’hiver. Un pari qui donne un voyage inédit au cœur des passions humaines d’une société parfois déboussolée, mais jamais désespérée. (Gilles Fumey)
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