Au cinéma avec Mark Fisher (2/2)

Capitalist Realism, Mark Fisher

Voir ou revoir Heat, Le Parrain ou Les Fils de l’homme pour comprendre les métamorphoses de l’Occident depuis les années 1970? C’est ce que propose Mark Fisher dans Le Réalisme capitaliste (Capitalist Realism). Dans la lignée des analyses de Fredric Jameson, cet essai publié en 2009 – et traduit en 2018 – passe en revue les traits culturels du capitalisme tardif, c’est-à-dire de la logique politico-économique qui s’est progressivement imposée au monde depuis les années 1980. Entre deux citations de Deleuze ou Slavoj Žižek, le cinéma nord-américain sert de guide pour démêler les logiques des sociétés post-chute du Mur. (2e partie) (Manouk Borzakian)

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La bistrotière du désert (Locarno 2019)

143 rue du désertPour son deuxième long métrage, Hassen Farhani a posé sa caméra dans un café perdu en plein Sahara. Dans 143 rue du désert, il filme le quotidien de la tenancière Malika et, à travers les discussions entre clients et l’évolution du paysage alentour, prend le pouls de la société algérienne. (Manouk Borzakian) Lire la suite

À l’abri du monde (Locarno 2019)

L'Île aux oiseaux

Près de Genève, un centre ornithologique recueille et soigne des oiseaux. Maya Kosa et Sergio Da Costa ont filmé le quotidien de ce lieu protégé du monde. Entre fiction et documentaire, L’Île aux oiseaux offre une variation délicate sur les thèmes de l’hospitalité et de l’aide aux plus fragiles. (Manouk Borzakian)

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Le monde est un négrier (Locarno 2019)

West Indies ou les Nègres marrons de la liberté

L’édition 2019 du festival de Locarno propose un panorama du cinéma «noir» à travers la rétrospective «Black Light». On y trouve des perles rares, dont le fascinant West Indies, de Med Hondo, qui retrace l’histoire de la colonisation des Antilles françaises. (Manouk Borzakian)

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Au cinéma avec Mark Fisher (1/2)

Capitalist Realism, Mark Fisher

Voir ou revoir Heat, Le Parrain ou Les Fils de l’homme pour comprendre les métamorphoses de l’Occident depuis les années 1970? C’est ce que propose Mark Fisher dans Le Réalisme capitaliste (Capitalist Realism). Dans la lignée des analyses de Fredric Jameson, cet essai publié en 2009 – et traduit en 2018 – passe en revue les traits culturels du capitalisme tardif, c’est-à-dire de la logique politico-économique qui s’est progressivement imposée au monde depuis les années 1980. Entre deux citations de Deleuze ou Slavoj Žižek, le cinéma nord-américain sert de guide pour démêler les logiques des sociétés post-chute du Mur. (1ère partie) (Manouk Borzakian)

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The Walking Dead : deux saisons à la campagne

Alors que la saison 10 (!) arrive à l’automne prochain, retour sur les deux premières saisons de The Walking Dead, avec la version longue d’une chronique parue dans La Géographie. Où il est question de la skyline d’Atlanta et du vert des arbres, ou comment, 19 épisodes durant, la série culte distille un discours anti-urbain et réactionnaire, dans la lignée des mythes fondateurs de la nation nord-américaine.

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Thierry Jobin, interview fantôme (FIFF 2019)

Au Festival de Fribourg 2017, j’avais rencontré Thierry Jobin. À part quelques phrases retenues pour un compte rendu dans Positif, l’interview s’était perdue dans les limbes. L’édition 2019 du FIFF offre l’occasion de se replonger dans une discussion passionnante sur le cinéma et les fantômes. Avec un hommage désormais posthume à Pierre Rissient, disparu en 2018. (Manouk Borzakian) Lire la suite

L’amour des murs

© Tomas Castelazo, http://www.tomascastelazo.com / Wikimedia Commons

La politique nord-américaine se résume depuis un mois au financement d’un mur frontalier. Elle fait écho à une obsession mondiale pour les barricades, qui trahit le désir des États de réaffirmer le contrôle de leur territoire. Aussi illusoire soit-il. (Manouk Borzakian)

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La palme d’ordre (Une affaire de famille, H. Kore-eda)

Une affaire de familleDans son dernier long-métrage, récompensé par la Palme d’or au Festival de Cannes 2018, Hirokazu Kore-eda filme le quotidien d’une famille tokyoïte. Il montre les difficultés rencontrées par les classes populaires, tout en poursuivant sa réflexion sur les liens familiaux et l’ordre patriarcal japonais. Lire la suite

Christopher Nolan, habitant du monde

Christopher Nolan, la possibilité d'un monde

«La géographie est au cœur de l’apprentissage des personnages nolaniens.» Page 89 de Christopher Nolan, la possibilité d’un monde, fin du (faux) suspense : le cinéma de l’auteur d’Inception et Interstellar regorge d’espace. Timothée Gérardin, dans un essai aussi bref que passionnant et facile d’accès, montre comment Nolan travaille, en dix longs métrages, le thème de notre rapport existentiel au monde, de notre «habiter».

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