

Distanciel, visioconférences, télétravail, tracing, 5G : des concepts qui, depuis un an, ont pris une place considérable dans notre quotidien. Ils traduisent une emprise croissante du numérique sur nos existences. Mais dans les débats, de grands absents demeurent : les travailleurs derrière l’industrie du numérique. Deux ouvrages récents jettent un peu de lumière sur le sujet. (Renaud Duterme)
Dans son dernier ouvrage, Pour en finir avec les grandes villes (Le Passager clandestin), Guillaume Faburel s’en prend aux métropoles. Entre catastrophe écologique et confiscation de la politique, le géographe revient avec nous sur les principaux reproches qu’il adresse aux grandes villes et les solutions qui, d’après lui, s’imposent.
Journaliste devenu romancier et décédé en 2018 à 88 ans, Tom Wolfe avait le chic pour décrire la diversité sociale et territoriale des États-Unis. Un travail aux frontières de la géographie et de la sociologie, indispensable pour comprendre ce qui est encore la première puissance mondiale.

Pourquoi sommes-nous poursuivis sur terre et qu’en haute-mer, tout est permis ? Au-delà des 200 miles marins… Nous ne sommes pas au bout de nos surprises.
L’aménagement urbain est un outil privilégié de mise à distance des plus pauvres. De manière explicite ou plus sournoise, l’architecture urbaine regorge d’imagination pour tenir les indésirables à l’écart. Petit panorama de ce qui se fait de mieux/pire en la matière.
D’où viendront les prochaines pandémies ? Dans un livre court et percutant, la journaliste Lucile Leclair désigne le principal coupable, l’élevage intensif.
Apparu il y a quelques années, le terme collapsologie s’est imposé dans l’opinion publique et dans les champs médiatique et académique en ces temps d’incertitudes. L’occasion de se pencher sur ce terme et sur sa pertinence, en particulier du point de vue de la discipline qui nous est chère, la géographie. (Renaud Duterme)