À travers 60 cartes (im)pertinentes, l’atlas Mad Maps nous invite à questionner notre inconscient géographique. Et nous rappelle qu’une carte est un outil de connaissance mais aussi la mise en image d’une vision du monde située et parcellaire.
Archives de l’auteur : Manouk Borzakian
En Suisse, la haine s’affiche

La population Suisse s’apprête à voter pour les élections fédérales de 2019. Dans le canton de Vaud, la droite xénophobe se démarque avec une affiche sans équivoque, révélatrice des mythes alimentant l’idéologie du premier parti du pays. (Manouk Borzakian)
Lire la suitePolitique de l’espace-temps
Il y a un demi-millénaire, cinq navires espagnols entamaient ce qui deviendrait le premier tour du monde à la voile. Le paradoxe temporel expérimenté par les survivants illustre les interactions entre temps et espace, et comment celui-ci permet de matérialiser celui-là. Une affaire scientifique, symbolique et politique.
Invictus, l’antiracisme soft du cow-boy Eastwood
Près de 25 ans après la victoire de l’Afrique du Sud postapartheid à la Coupe du monde de rugby, les anciens vainqueurs tombent comme des mouches, de crise cardiaque en maladie neurodégénérative. De quoi faire ressurgir les doutes sur le triomphe des Springboks. Revoir Invictus, dans lequel Clint Eastwood célèbre l’intelligence politique de Mandela à travers la success story de l’équipe nationale de rugby, nourrit des interrogations d’un autre ordre. Derrière l’antiracisme – sans doute sincère – du film se dissimule une vision éthérée de la politique et des rapports de domination entre «races». Lire la suite
Au cinéma avec Mark Fisher (2/2)

Voir ou revoir Heat, Le Parrain ou Les Fils de l’homme pour comprendre les métamorphoses de l’Occident depuis les années 1970? C’est ce que propose Mark Fisher dans Le Réalisme capitaliste (Capitalist Realism). Dans la lignée des analyses de Fredric Jameson, cet essai publié en 2009 – et traduit en 2018 – passe en revue les traits culturels du capitalisme tardif, c’est-à-dire de la logique politico-économique qui s’est progressivement imposée au monde depuis les années 1980. Entre deux citations de Deleuze ou Slavoj Žižek, le cinéma nord-américain sert de guide pour démêler les logiques des sociétés post-chute du Mur. (2e partie) (Manouk Borzakian)
Lire la suiteLa bistrotière du désert (Locarno 2019)
Pour son deuxième long métrage, Hassen Farhani a posé sa caméra dans un café perdu en plein Sahara. Dans 143 rue du désert, il filme le quotidien de la tenancière Malika et, à travers les discussions entre clients et l’évolution du paysage alentour, prend le pouls de la société algérienne. (Manouk Borzakian) Lire la suite
À l’abri du monde (Locarno 2019)

Près de Genève, un centre ornithologique recueille et soigne des oiseaux. Maya Kosa et Sergio Da Costa ont filmé le quotidien de ce lieu protégé du monde. Entre fiction et documentaire, L’Île aux oiseaux offre une variation délicate sur les thèmes de l’hospitalité et de l’aide aux plus fragiles. (Manouk Borzakian)
Lire la suiteLe monde est un négrier (Locarno 2019)

L’édition 2019 du festival de Locarno propose un panorama du cinéma «noir» à travers la rétrospective «Black Light». On y trouve des perles rares, dont le fascinant West Indies, de Med Hondo, qui retrace l’histoire de la colonisation des Antilles françaises. (Manouk Borzakian)
Lire la suiteAu cinéma avec Mark Fisher (1/2)

Voir ou revoir Heat, Le Parrain ou Les Fils de l’homme pour comprendre les métamorphoses de l’Occident depuis les années 1970? C’est ce que propose Mark Fisher dans Le Réalisme capitaliste (Capitalist Realism). Dans la lignée des analyses de Fredric Jameson, cet essai publié en 2009 – et traduit en 2018 – passe en revue les traits culturels du capitalisme tardif, c’est-à-dire de la logique politico-économique qui s’est progressivement imposée au monde depuis les années 1980. Entre deux citations de Deleuze ou Slavoj Žižek, le cinéma nord-américain sert de guide pour démêler les logiques des sociétés post-chute du Mur. (1ère partie) (Manouk Borzakian)
Lire la suiteThe Walking Dead : deux saisons à la campagne

Alors que la saison 10 (!) arrive à l’automne prochain, retour sur les deux premières saisons de The Walking Dead, avec la version longue d’une chronique parue dans La Géographie. Où il est question de la skyline d’Atlanta et du vert des arbres, ou comment, 19 épisodes durant, la série culte distille un discours anti-urbain et réactionnaire, dans la lignée des mythes fondateurs de la nation nord-américaine.
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