

Distanciel, visioconférences, télétravail, tracing, 5G : des concepts qui, depuis un an, ont pris une place considérable dans notre quotidien. Ils traduisent une emprise croissante du numérique sur nos existences. Mais dans les débats, de grands absents demeurent : les travailleurs derrière l’industrie du numérique. Deux ouvrages récents jettent un peu de lumière sur le sujet. (Renaud Duterme)

Entre ses origines anglo-hollandaises, son appropriation par de nombreux pays d’Afrique subsaharienne et les investissements actuels des industriels chinois, le wax, dit « tissu africain » raconte la mondialisation, l’impérialisme, mais aussi les liens complexes entre consommation et identité.
La faillite du système alimentaire mondial (900 millions d’êtres humains en situation de famine et deux milliards trop nourris, souffrant de surpoids et diabète) est-elle liée à l’internationalisation de l’alimentation ? Santé publique, dérives agricoles et environnement : c’est le grand désordre alimentaire. Et si la solution était la démocratie alimentaire ?
«Exigez le caviar Français !» La pub va-t-elle marcher ? Car les producteurs sont au bord du gouffre du fait de la restauration à l’arrêt. Troisième producteur mondial après la Chine et l’Italie, la filière française a moins de trente ans. Passera-t-elle le cap? (Par Marc Lohez)
Écrit au printemps dernier, La Chauve-souris et le capital (La Fabrique) propose une réflexion à chaud sur la pandémie de Covid-19 et sa gestion par les gouvernements occidentaux. Andreas Malm y examine les causes profondes de la résurgence de maladies infectieuses et la responsabilité de notre modèle économique.
Le printemps du Covid n’a pas été aussi meurtrier en Afrique que ne le craignaient les Cassandre occidentaux. L’occasion de s’interroger sur l’urbanité dans cette région du monde et ce que la chercheuse Catherine Fournet-Guérin (Sorbonne Université) appelle le cosmopolitisme africain.