
La nature est une idée vieille comme le monde. Plantes, animaux, rochers furent longtemps associés aux humains par de multiples liens qui se sont distendus en Europe à partir du 17e siècle. Mais deux cents ans plus tard, trois esprits aux immenses talents renouent avec cette idée du grand Tout que la crise du Covid a rappelé avec fracas. Trois redécouvertes par l’éditeur inspiré de Michel Serres. (Gilles Fumey)
Lire la suite

Dans son dernier ouvrage, Pour en finir avec les grandes villes (Le Passager clandestin), Guillaume Faburel s’en prend aux métropoles. Entre catastrophe écologique et confiscation de la politique, le géographe revient avec nous sur les principaux reproches qu’il adresse aux grandes villes et les solutions qui, d’après lui, s’imposent.
Nous faisons toujours la géographie du monde le jour. Mais la nuit ? fut le premier à se demander le géographe-poète Luc Bureau. Pour un autre Luc (racine du mot « lux », lumière), Gwiazdzinski, la nuit est la « dernière frontière de la ville ». Pan sur le bec, semble lui lancer Samuel Challéat qui veut « sauver la nuit ».
Apparu il y a quelques années, le terme collapsologie s’est imposé dans l’opinion publique et dans les champs médiatique et académique en ces temps d’incertitudes. L’occasion de se pencher sur ce terme et sur sa pertinence, en particulier du point de vue de la discipline qui nous est chère, la géographie. (Renaud Duterme)
Écrit au printemps dernier, La Chauve-souris et le capital (La Fabrique) propose une réflexion à chaud sur la pandémie de Covid-19 et sa gestion par les gouvernements occidentaux. Andreas Malm y examine les causes profondes de la résurgence de maladies infectieuses et la responsabilité de notre modèle économique.
En 2017, le Parlement néozélandais reconnaît le Whanganui, un fleuve local, comme personne vivante et indivisible. Il devient un acteur du droit et il entre dans les relations humaines. Est-il possible d’imaginer que le Doubs pollué notamment par l’agriculture puisse demander des comptes? Éléments de réponse avec Être la rivière, de Sacha Bourgeois-Gironde. 
Ainsi s’exprimait Greta Thunberg lors de ses interventions aux Nations unies à l’adresse des politiques. Des mots repris dès les premières lignes de La vérité sur l’Anthropocène de Nathanaël Wallenhorst (Le Pommier), également auteur de L’Anthropocène décodé pour les humains.