
À Paris, seules cinq stations de métro, sur plus de trois cents, portent un nom de femme. Un exemple parmi tant d’autres de l’invisibilisation des femmes dans l’imaginaire collectif. Même si les choses changent, doucement.
Lire la suite

À Paris, seules cinq stations de métro, sur plus de trois cents, portent un nom de femme. Un exemple parmi tant d’autres de l’invisibilisation des femmes dans l’imaginaire collectif. Même si les choses changent, doucement.
Lire la suitePour la sortie de son film Dene Wos Guet Geit (Ceux qui vont bien) dans les salles romandes, le réalisateur zurichois Cyril Shäublin a bien voulu répondre à quelques questions. Au menu d’une longue discussion : des lieux étranges, une langue étrange, Robert Bresson, le Comité invisible… et l’envie de faire un cinéma sincère, sans fioritures. Lire la suite

Après l’enterrement du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, on pouvait s’attendre à ce que l’État cède la ZAD à ses occupant·e·s. Pour comprendre l’obstination du gouvernement à évacuer la zone, il faut examiner les fondements géographiques de l’État moderne.
Lire la suite
En 1980 sort Le roi et l’oiseau, réalisé par Paul Grimault sur un scénario de Jacques Prévert. Démarré en 1946, le projet avait abouti en 1953 à une version reniée par son auteur, qui est parvenu à se réapproprier son travail près de 30 ans plus tard. À l’arrivée, ce chef-d’œuvre intemporel et inclassable, hymne à l’amour et à la liberté, distille un message de révolte contre toute forme d’autorité. Il raconte comment la transgression de l’ordre social et spatial permet de révéler celui-ci, pour mieux le renverser. Lire la suite

En vue des JO de 2016, la mairie de Rio veut évacuer la favela de Vila Autódromo pour construire son parc olympique. Samuel Chalard est allé filmer deux ans de combat acharné de quelques centaines de familles. Il raconte leur courage, et rappelle que l’urbanisme, ça sert, d’abord, à faire la guerre aux pauvres. (Manouk Borzakian)
Lire la suite
Au Festival du film de Fribourg, la sélection « Cinéma de genre », sous-titrée cette année «Histoires de fantômes», propose un panel de merveilles plus ou moins anciennes, dont les inoxydables La maison du diable et L’aventure de Madame Muir. Dans le second, un Mankiewicz pas encore célèbrissime adapte le roman de R.A. Dick – pseudonyme subtil de Josephine Leslie – et fait souffler un vent de féminisme sur les années 1940. (Manouk Borzakian)
Lire la suite
Un crépitement, une étincelle, le ronronnement du moteur, et le faisceau lumineux apparaît. Le temps d’une soirée, Bollywood vient de se frayer un chemin jusque dans les tréfonds de l’Inde rurale. Huit ans durant, Shirley Abraham et Amit Madheshiya ont suivi deux projectionnistes itinérants et un réparateur/inventeur de projecteurs. Ils nous font découvrir, dans un documentaire d’une incroyable poésie en compétition à Fribourg, un univers méconnu en train de se réinventer pour ne pas disparaître. (Manouk Borzakian) Lire la suite
Dans Above and Below, le documentariste suisse Nicolas Steiner filme les marges de la société nord-américaine. Dans les entrailles de la ville, au milieu du désert et sur une planète Mars plus vraie que nature, trois «antimondes» révèlent une Amérique invisible. (Manouk Borzakian – Texte initialement publié dans La Géographie n°1563.)

Loin de ressembler à celle d’un multiplex, la programmation cannoise dessine tout de même un monde très occidentalo-centré et tend à reléguer la diversité géographique hors de sa section la plus médiatisée.
Lire la suite
James Bond a entamé depuis quelques temps une thérapie douloureuse – pléonasme. Après Skyfall et les tréfonds de sa petite enfance écossaise, l’agent 007 s’attelle, dans Spectre, aux refoulés de sa préadolescence. L’exploration de l’inconscient bondien se joue sur fond d’une tension inaugurée dans le précédent épisode : l’espion, non content de vieillir et de se sentir gagné par le doute, voit les progrès techniques sceller le triomphe des geeks à lunettes. Les lignes de code menacent de remiser les bons vieux agents double zéro au placard des vieilleries du renseignement à la papa. James Bond, hostile à l’innovation car dépassé et nostalgique, serait donc un vieux réac technophobe. Mais c’est aussi un homme de terrain. Et le terrain, c’est important.
Lire la suite