
Pierre-François Souyri a une formule qui fait tilt : le Japon serait moderne sans être occidental. Parce que la modernité a une grammaire commune à toute l’humanité tout en puisant à des sources différentes. (Gilles Fumey)
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Pierre-François Souyri a une formule qui fait tilt : le Japon serait moderne sans être occidental. Parce que la modernité a une grammaire commune à toute l’humanité tout en puisant à des sources différentes. (Gilles Fumey)
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Loin de ressembler à celle d’un multiplex, la programmation cannoise dessine tout de même un monde très occidentalo-centré et tend à reléguer la diversité géographique hors de sa section la plus médiatisée.
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James Bond a entamé depuis quelques temps une thérapie douloureuse – pléonasme. Après Skyfall et les tréfonds de sa petite enfance écossaise, l’agent 007 s’attelle, dans Spectre, aux refoulés de sa préadolescence. L’exploration de l’inconscient bondien se joue sur fond d’une tension inaugurée dans le précédent épisode : l’espion, non content de vieillir et de se sentir gagné par le doute, voit les progrès techniques sceller le triomphe des geeks à lunettes. Les lignes de code menacent de remiser les bons vieux agents double zéro au placard des vieilleries du renseignement à la papa. James Bond, hostile à l’innovation car dépassé et nostalgique, serait donc un vieux réac technophobe. Mais c’est aussi un homme de terrain. Et le terrain, c’est important.
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En ouverture de Mad Max: Le défi (1981), une séquence plante le décor: un conflit entre grandes puissances a mené à un monde en manque de pétrole et envahi par les pillards, le basculement ayant commencé dans le premier volet de la série (Mad Max, 1979). On est en plein dans l’obsession de fin du monde marquant le cinéma occidental dès les années 1960. Et la description de ce monde postapocalyptique mobilise un imaginaire géographique qui raconte les angoisses et inquiétudes des sociétés occidentales depuis un demi-siècle. George Miller s’inscrit dans cet imaginaire, tout en mobilisant des éléments le rattachant au cinéma australien des années 1970. Dans les aventures de Max Rockatansky, trois objets géographiques ressortent: le désert, la ville et la route. (Manouk Borzakian)
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Dans Touch of Evil (1958) ou Pat Garrett & Billy the Kid (1973), la frontière américano-mexicaine est une marche, une limite floue, une zone de transition. John Ladd, propriétaire d’un ranch qui longe la frontière depuis plusieurs générations, raconte avec nostalgie qu’il n’y a pas si longtemps, éleveurs états-uniens et mexicains s’entre-aidaient pour réunir les troupeaux et partageaient des soirées des deux côtés d’une ligne alors invisible, impalpable. Aujourd’hui, plus d’équivoque, avec une barrière sur un tiers de la frontière. C’est cet improbable mur et ce qu’il fait à l’espace alentour que scrutent, dans Broken Land, Stéphanie Barbey et Luc Peter. Lire la suite

Les Grecs endettés assument. Les Japonais endettés disparaissent. Pour échapper au déshonneur et fuir la honte qui les saisit, 90 000 Japonais disparaissent chaque année. Et refont leur vie, ailleurs, sous une nouvelle identité. (Gilles Fumey)
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Ci-dessous un texte publié en 2011 sur le site des Cafés géographiques. Il y est question de Henry Fonda et John Wayne, de ville et de désert, construction territoriale, de mythologie nationale et de masculinité. Lire la suite