«L’Agence tous risques», lignes de fuite émancipatrices

Thème musical entêtant, personnages solaires et attachants, L’Agence tous risques a marqué la télévision des années 1980. Avec ses intrigues moins légères qu’il n’y paraît, la série traite des enjeux sociopolitiques fondamentaux, tout en rendant hommage aux territoires de l’ouest et du sud des États-Unis et à leur profondeur historique. (Manouk Borzakian)

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Magellan: le capitalisme autour du monde

Magellan est-il vraiment l’auteur héroïque du premier tour du monde? En attribuant cet exploit à son esclave Enrique et en donnant à voir l’expédition du point de vue philippin, l’historien Romain Bertrand et le cinéaste Lav Diaz écartent les mythes qui entourent les «Grandes Découvertes», pour rappeler qu’elles furent surtout le vecteur d’un capitalisme extractiviste et prédateur.

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Le désert prend au trip – « Sirât », Oliver Laxe

Prix du Jury à Cannes, le quatrième long métrage d’Oliver Laxe nous mène dans le sud du Maroc, avec sept personnages lancés dans une quête incertaine. Film-trip, voyage physique autant que psychédélique, Sirât tire de bout en bout son sens du paysage désertique et de la musique, omniprésente. Et pose la question: à quel prix s’extrait-on de la société marchande? (Manouk Borzakian)

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Make Hollywood Great Again: le cinéma américain au cœur d’une bataille idéologique

Hollywood, jadis vitrine du rêve américain, traverse une crise idéologique. Polarisation politique, pressions symboliques et recomposition des marchés font du cinéma un champ de bataille. S’y joue la redéfinition des normes culturelles, des récits dominants et de la projection internationale des valeurs nationales, entre fragmentation des publics et impératifs économiques. (Nashidil Rouiaï)

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Le fantastique aux marges (NIFFF 2025)

NIFFF 2025

Aux frontières du réel, le cinéma fantastique explore les marges géographiques et sociales. Avec 127 films issus de 42 pays, la 24e édition du NIFFF (Neuchâtel International Fantastic Film Festival) a offert, dix jours durant, l’occasion de scruter nos angoisses individuelles et collectives. Et le déficit de sens des sociétés contemporaines. (Manouk Borzakian)

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28 ans plus tard, l’apocalypse à la papa

Après leur premier film de zombies en 2002, 28 jours plus tard…, Danny Boyle et le scénariste Alex Garland reviennent avec une suite qui inaugure en réalité une nouvelle trilogie. À travers le personnage d’un adolescent contraint de grandir trop vite, ils nous offrent une réflexion sur notre rapport individuel et collectif au temps et à la mort. (Manouk Borzakian)

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L’Italie, une géographie par le cinéma

Connaître la géographie de l’Italie par le cinéma? Faisons le pari avec Vittorio De Sica et ses 35 films: une œuvre solide. Entretien avec Jean A. Gili, auteur de « Vittorio De Sica, les chemins du réalisme » (Rouge Profond) et qui a co-dirigé « Tout sur Vittorio De Sica » (Gremese). Merci à lui pour cet entretien. (Gilles Fumey)

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Fascination pour les monstres («La fabrique du mensonge»)

Porté par l’acteur Robert Stadlober, La fabrique du mensonge relate les dernières années de Joseph Goebbels. En mettant le propagandiste en chef du régime nazi au cœur de son analyse, le réalisateur Joachim Lang prend le risque de réduire le peuple allemand à une masse crédule et manipulée. Et de céder à la fascination pour un proche parmi les proches de Hitler. (Manouk Borzakian)

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«Megalopolis» et le mythe du génie incompris

Dans «Megalopolis», péplum futuriste, Francis Ford Coppola dépeint une Amérique décadente. Loin de la posture hors-système de son réalisateur, le film souffre de bien des travers de l’époque qu’il prétend dénoncer. Et n’a pas grand-chose à lui opposer, entre nostalgie réactionnaire et utopie creuse. (Manouk Borzakian)

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