Les sanglots longs des arbres…

… de l’automne. Verlaine nous met sur la piste. Les arbres se signalent en changeant de parure et se dégarnissent, à l’exception du Midi provençal et ses espèces annuelles. Dans les temps reculés de l’humanité, on y voyait un drame, une figure de la mort. Poètes, peintres, musiciens s’en donnaient à cœur joie pour conjurer la tristesse d’un monde qui s’en va. (Gilles Fumey)

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Fabuleuse (ou désastreuse) épopée scientifique?

Les explorations dans le passé ont souvent été des catastrophes humaines, scientifiques… Comme celui de La Condamine au 18e siècle. Ou comme l’expédition Bonaparte en Égypte qui, sur le plan scientifique, a un bilan quasi nul, en dehors d’une nomenclature de l’Égypte pharaonique, sans parler du pillage des monuments. N’est pas le savant Humboldt qui veut… (Gilles Fumey)

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La mort n’est pas une fin

Voici dans un bourg de Haute-Saône la vitrine d’un marbrier au service des morts. Les sentiments gravés dans le marbre, le granit, le basalte. Chats, guitare, cœurs, paysages: tout un bric-à-brac pour maintenir en vie nos morts. Ces rituels funéraires montrent l’iconographie post-mortem comme une pratique vivante qui veut dire: «moi vivant, je suis en train de te célébrer, toi le mort».

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Le pognon de dingue du système productiviste : 48,3 milliards par an

Revoilà ces agriculteurs «fiers de nous nourrir» intimidant une ministre pourtant à leurs côtés! Bientôt l’hiver, morte saison dans les champs propice aux manifs. Ils ont beau jeu de crier «au secours» avec leurs fourches tractées. Savent-ils qu’ils défendent un système agrochimique nous coûtant 48,3 milliards/an. Tout ce barouf pour alimenter un système qui nous mène dans le mur. (Gilles Fumey)

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Vertiges d’une géographie du Ciel

Il y a un peu moins de deux siècles, le géographe Humboldt tentait une première « mise en ordre » du Monde, empruntant aux Grecs le terme de « Cosmos ». Aujourd’hui, l’aventure continue. Atlas, livres d’observation du ciel foisonnent. Ils donnent le vertige de notre monde déployant dans un infini qui résiste à notre quête de tout savoir. (Gilles Fumey)

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La France marie ses pains, ses vins et ses fromages (Terra Madre 2024-3)

Comment transmettre le meilleur de la France ? Sûrement pas en invitant Trump à la Tour Eiffel comme l’a fait Macron en 2017. Mais en exportant une trilogie fermentée, les pains, les vins et les fromages dont les succès sont incomparables. Slow Food France a décortiqué lors d’un atelier du goût les rouages de ces mariages. (Gilles Fumey)

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Slow Food se met en colère? (Terra Madre 2024-2)

Sur la gigantesque friche industrielle devenue Parco Dora, les Slowfoodiens de 120 pays se retrouvent pour œuvrer à un nouveau modèle alimentaire. Ce vendredi, chaque délégation vise à surprendre les visiteurs et nourrir leur esprit de curiosité et de révolte contre un modèle alimentaire défaillant. (Gilles Fumey)

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À Turin pour une alimentation bonne, propre et juste (Terra Madre 2024-1)

Alors que la France se réveille avec une ministre favorable à l’agriculture productiviste, les Italiens ont invité 3 000 délégués de 120 pays à Turin qui représentent les amis des communautés paysannes avec Slow Food. 20 ans que Terra Madre offre au monde une alternative à l’alimentation de masse dont l’ONU rappelle combien elle est néfaste à la santé humaine et environnementale. (Gilles Fumey)

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