‘007 Spectre’: Vous êtes plutôt réseau ou territoire?

007 Spectre

James Bond a entamé depuis quelques temps une thérapie douloureuse – pléonasme. Après Skyfall et les tréfonds de sa petite enfance écossaise, l’agent 007 s’attelle, dans Spectre, aux refoulés de sa préadolescence. L’exploration de l’inconscient bondien se joue sur fond d’une tension inaugurée dans le précédent épisode  : l’espion, non content de vieillir et de se sentir gagné par le doute, voit les progrès techniques sceller le triomphe des geeks à lunettes. Les lignes de code menacent de remiser les bons vieux agents double zéro au placard des vieilleries du renseignement à la papa. James Bond, hostile à l’innovation car dépassé et nostalgique, serait donc un vieux réac technophobe. Mais c’est aussi un homme de terrain. Et le terrain, c’est important.

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Petite géographie de Mad Max : la route entre civilisation et chaos

Mad Max

En ouverture de Mad Max: Le défi (1981), une séquence plante le décor: un conflit entre grandes puissances a mené à un monde en manque de pétrole et envahi par les pillards, le basculement ayant commencé dans le premier volet de la série (Mad Max, 1979). On est en plein dans l’obsession de fin du monde marquant le cinéma occidental dès les années 1960. Et la description de ce monde postapocalyptique mobilise un imaginaire géographique qui raconte les angoisses et inquiétudes des sociétés occidentales depuis un demi-siècle. George Miller s’inscrit dans cet imaginaire, tout en mobilisant des éléments le rattachant au cinéma australien des années 1970. Dans les aventures de Max Rockatansky, trois objets géographiques ressortent: le désert, la ville et la route. (Manouk Borzakian)

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