Macron rate son couronnement à Notre-Dame

Deux cents vingt ans après l’événement immortalisé par le peintre David, Macron qui n’est pas Bonaparte n’a pas eu le privilège de kidnapper un pape pour son sacre. Pourquoi Notre-Dame a pu résister à l’assaut d’un président qui voulait couronner sa présidence alors qu’elle est en train de chanceler? (Gilles Fumey)

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Dans les couloirs de la mort animale

Lorrain Voisard, jeune romancier suisse, s’embauche comme ouvrier dans un abattoir. Il y saisit la vie dans un style halluciné, sans jamais prendre parti devant les gestes qu’on lui intime de faire. Une oeuvre troublante pour ceux qui mangent de la viande comme pour ceux qui réclament la suppression de ces chambres de la mort animale. (Gilles Fumey)

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Les sanglots longs des arbres…

… de l’automne. Verlaine nous met sur la piste. Les arbres se signalent en changeant de parure et se dégarnissent, à l’exception du Midi provençal et ses espèces annuelles. Dans les temps reculés de l’humanité, on y voyait un drame, une figure de la mort. Poètes, peintres, musiciens s’en donnaient à cœur joie pour conjurer la tristesse d’un monde qui s’en va. (Gilles Fumey)

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Fabuleuse (ou désastreuse) épopée scientifique?

Les explorations dans le passé ont souvent été des catastrophes humaines, scientifiques… Comme celui de La Condamine au 18e siècle. Ou comme l’expédition Bonaparte en Égypte qui, sur le plan scientifique, a un bilan quasi nul, en dehors d’une nomenclature de l’Égypte pharaonique, sans parler du pillage des monuments. N’est pas le savant Humboldt qui veut… (Gilles Fumey)

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Narco-capitalisme (3/6) : Les routes de la drogue

Comme pour l’ensemble des produits transitant d’un pays à un autre, la drogue est avant tout une question de routes. Mais illégalité oblige, ces routes sont en perpétuelle évolution, changent au gré des contrôles, précipitant toujours plus de territoires dans le trou noir du narcotrafic. (Renaud Duterme)

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La mort n’est pas une fin

Voici dans un bourg de Haute-Saône la vitrine d’un marbrier au service des morts. Les sentiments gravés dans le marbre, le granit, le basalte. Chats, guitare, cœurs, paysages: tout un bric-à-brac pour maintenir en vie nos morts. Ces rituels funéraires montrent l’iconographie post-mortem comme une pratique vivante qui veut dire: «moi vivant, je suis en train de te célébrer, toi le mort».

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Le pognon de dingue du système productiviste : 48,3 milliards par an

Revoilà ces agriculteurs «fiers de nous nourrir» intimidant une ministre pourtant à leurs côtés! Bientôt l’hiver, morte saison dans les champs propice aux manifs. Ils ont beau jeu de crier «au secours» avec leurs fourches tractées. Savent-ils qu’ils défendent un système agrochimique nous coûtant 48,3 milliards/an. Tout ce barouf pour alimenter un système qui nous mène dans le mur. (Gilles Fumey)

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«Megalopolis» et le mythe du génie incompris

Dans «Megalopolis», péplum futuriste, Francis Ford Coppola dépeint une Amérique décadente. Loin de la posture hors-système de son réalisateur, le film souffre de bien des travers de l’époque qu’il prétend dénoncer. Et n’a pas grand-chose à lui opposer, entre nostalgie réactionnaire et utopie creuse. (Manouk Borzakian)

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